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PROMO 2009

Les merveilles cachées du Musée de la Pêche

Ouest-France, le 31 juillet 2010

jeudi 5 août 2010
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Embauchée il y a un an, Rachel Kérébel fait, petit à petit, l’inventaire des collections du musée.Et tombe sur de vraies surprises.


C’est dans une soupente de 15 m2, dans les tréfonds ou plutôt sous le plafond du Musée de la Pêche en ville close, que Rachel Kérébel a mis en oeuvre son art : trier, classer, ranger. Bref, inventorier. La jeune femme de 25 ans remonte dans le temps, au fur et à mesure de ces trouvailles. « Je dispose d’un registre où sont consignés tous les faits et acquisitions importants depuis l’ouverture du musée en 1961 », raconte-t-elle, assise à son bureau, dans la bibliothèque du musée.

Un vieux cahier à la couverture rigide avec la liste des ouvrages acquis par année, les dépôts, la commande et la construction de maquettes... mais aussi le nom des stagiaires de passage. Faire l’inventaire suppose de recenser les dons, acquisitions et prêts faits au musée, de manière chronologique, depuis l’ouverture du lieu. Rachel Kérébel a déjà couvert la période 1961-1975.

Un travail de longue haleine

En février 2009, elle fait son stage de fin d’études au Musée de la Pêche, après un master à l’IUP des métiers du patrimoine de Quimper. Plus d’un an après, elle est toujours là. « Une subvention de la Direction des affaires culturelles (DRAC) a permis de créer mon poste. J’avais établi ce qu’on appelle un plan de recollement, c’est-à-dire le temps dont j’aurais besoin pour faire l’inventaire ».

Sur le papier, elle table sur deux ans. « Au fur et à mesure, je me rends compte que cela va nécessiter plus de temps ». Certains objets sont perdus, d’autres ont été transmis au musée sans statut. « À l’époque, le musée n’établissait pas forcément de documents écrits. Les objets étaient « donnés » à l’oral. Aujourd’hui, ça ne suffit plus ». L’inventaire, c’est donc savoir précisément ce qui appartient au musée.

Une base de donnée sur Internet

Si la réserve du musée est minuscule, elle n’en est pas moins pleine de surprises. « Il y a un crocodile empaillé, qui fait au moins 5 ou 6 mètres de long, un caïman qui avait été donné vivant au musée, un poisson boule mais aussi de magnifiques instruments de navigation et un fossile qui date de - 125 millions d’années... » Chaque objet est longuement détaillé dans un logiciel intitulé Actimuséo. Sextants, maquettes et autres bateaux ou outils pour la pêche reçoivent tous un numéro, une description détaillée, la manière dont on les utilisait, de quoi ils sont faits. Enfin, on leur tire le portrait. « La base de données est ensuite exportée vers Joconde, le catalogue des collections des musées de France. Ainsi, tout le monde peut y accéder, faire des recherches et consulter les fiches des objets qui ne sont pas forcément exposés. »

Cette connaissance approfondie des collections du musée sert à travailler au projet scientifique et culturel du musée, en collaboration avec la médiatrice, Cécile Lephuez et le directeur, Jean-Marie Béchu. « Objectif : rénover le parcours de la visite, proposer des conditions de conservation des objets aux normes, avoir une réserve conséquente pour stocker toutes les collections... » Inventorier, c’est en somme le point de départ d’un musée à réinventer.


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